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Les chroniques de Kheldar





"Un parfum de changement...nécessaire?""
L'analyse d'avant playoffs pour les qualifiés, le bilan de la saison pour les autres
Le 09.04.03




Association de l'Est
Les équipes qualifiées pour les séries 2003






Le graphe accompagnant le bilan de chaque equipe montre, sur une moyenne de 10 matchs, la position de chaque équipe par rapport à la moyenne de 1 point par match (ordonnée=0), qui correspond grosso modo a la limite des play-offs (encore que cette année la barre est assez haute !). L'abcisse représente bien sûr le nombre de matchs disputés dans la saison. Facile donc d’expliquer, plus difficile de prévoir mais l’heure est au bilan, prenez donc place.


1- Ottawa Senators:

Comment gérer une banqueroute en 10 leçons?

Chapeau bas Messieurs de l’Ontario, vous avez réussi un bien bel exploit dans des circonstances plus que difficiles, votre crédit n’en est que plus grand. Et mine de rien, leur performance est passée assez inapercu à cause de la féroce bataille en tête de l’Ouest. Cela causera sûrement du tort à Patrick Lalime, qui n’a sans doute pas eu toute l’attention qu’il aurait mérité pour sa superbe saison. Faut dire qu’il avait quelques montagnes pour le cacher des projecteurs, comme Redden ou Chara, ce dernier s’affirmant dans son jeu offensif au fil de l’année.

Dommage que les Senators doivent se passer des jeunes Volchenkov et Leschyshyn pour le début des séries, mais face aux Islanders, cela ne devrait pas être un problème. Ottawa est d’ailleurs tellement riche en prospects qu’ils se sont permis de lâcher Gleason, un défenseur très prometteur, pour récupérer le sous-estimé Smolinski et parvenir ainsi, sans beaucoup de sous, à s’armer efficacement pour les séries. Notamment, ils ont addressé leur manque de combativité par l’apport de Varada et de Ray et possèdent désormais une profondeur tout à fait suffisante : le talentueux Spezza se retrouve ainsi remplaçant de luxe, mais je prevois néanmoins de grands play-offs pour ce jeune dont la patience va être amplement récompensée.

Car effectivement, il y a du monde devant, et qui patine vite, très vite en plus, ce n’est pas facile de les rattraper ! Hossa et Havlat, bien qu’encore jeunes, se sont définitivement affirmés au plus haut niveau et Ottawa va attendre beaucoup d’eux en séries, le vaillant Alfredsson ne pouvant tout faire à lui tout seul. Leurs différents centres sont très sous-estimés, j’ai déjà parlé de Smolinski, mais White et Fischer sont dans le même cas. Seul Radek Bonk déçoit finalement cette saison, et je me demande bien qui pourrait arrêter les Sens si celui-ci retrouve ses marques.

Gageons que Jacques Martin fera tout son possible pour combler le relatif manque d’expérience de ses troupes, il a en tout cas hâte de prendre sa revanche sur Toronto, qu’ils pourraient retrouver au second tour. Une nouvelle bataille de l’Ontario qui pourrait bien être le prémice d’une campagne victorieuse pour une franchise dont le futur est beaucoup plus prometteur que la banqueroute ne le laisse penser.


2- New Jersey Devils:

Martin aux anges

Il peut être fier le natif de Montreal, premier gardien à enregistrer 8 saisons consécutives à 30 victoires mais aussi premier gardien à enchaîner 4 années à plus de 40 décisions positives. Il n’attend donc plus que la reconnaissance de la Ligue avec un trophée Vezina pour lequel il est à la lutte avec Marty Turco des Stars. Ses coéquipiers espèrent en tous cas qu’il aura gardé assez de carburant pour les séries, Pat Burns ne l’ayant pas trop laissé se reposer afin de conserver l’avantage du terrain sur Philadelphie.

Tout est-il donc rentré dans l’ordre dans le New-Jersey après une campagne précédente décevante ? A première vue oui, les départs de Arnott, Holik et Sykora, s’ils se sont fait sentir sur la production offensive et le jeu de puissance (l’un des plus mauvais de la Ligue, nous allons y revenir), ont permis aux jeunes de s’affirmer (Gionta, Gomez) et ont en tout cas obligé toute l’équipe à faire bloc. Au final, grâce au talent de Marty (pas Turco) et au flair de Patrick Elias (le rescapé de la A-line), les Devils ont glâné un point 40 fois sur 49 matchs joués à un but ou moins d’écart.

Cependant, on ne peut pas dire que le management des transferts ait été terrible : si Friesen a rempli sa mission (fournir les 20 buts de Sykora), Tverdovsky n’a pas su trouver sa place au sein de cette défense haut de gamme tandis que rien n’a été tenté pour pallier à la faiblesse du jeu de puissance en Mars (je ne compte pas les arrivées de Smehlik et Rheaume, en provenance d’Atlanta, comme un remède, encore que Rheaume est une belle arme en troisieme trio). Et cela pourrait s’avérer fatal en séries, car si les Devils brillent dans les matchs serrés en saison régulière, il n’en ait pas de même en play-offs où un certain Martin Brodeur possède un record de 6-14, à comparer à l’étourdissant 40-16 de Patrick Roy.

Alors certes, Niedermayer, Rafalski and co peuvent donner assez de temps aux attaquants pour trouver la faille, je pense néanmoins qu’en cas de nouvelle désillusion, Lou Lamoriello devra se poser certaines questions sur sa facon de gérer les affaires courantes (quand on voit que le feuilleton Mike Danton dure encore…). En attendant, ces diables ont de l’expérience et une imposante muraille devant laquelle batailler, c’est tout ce qui est nécessaire pour les play-offs (tout ca pour dire que, chiffre à l’appui, je peux vous montrer que le jeu de puissance n’est pas si important que ca en séries).


3- Tampa Bay Lightning:

La chevauchée fantastique ne fait que commencer

Non seulement Tampa remporte son premier titre de division après 11 années d’existence, mais en plus ils l’ont fait avec la manière. Après un départ tonitruant dans le sillage du petit Martin Saint-Louis (digne du Theo Fleury de la belle époque lui !), Tampa a réussi à surmonter un petit coup de moins bien en milieu de saison pour finalement finir en trombe grâce au réveil du Wall Khabibulin, titillé par Grahame, arrivé en janvier. Et Tampa avait besoin du retour à son vrai niveau de son gardien russe car leur solide jeu défensif basé sur la rapidité et le forechecking ne pouvait survivre à un goaltending de niveau moyen.

Pour ce pressing, le Lightning a fait tourné avec succès toutes ses lignes durant la saison, profitant des bonnes séries de Saint Louis ou Richards (formidable playmaker celui-là, il bat un record de club avec 57 assistances cette saison) et se reposant sur Lecavalier (enfin digne de son statut, même si il doit encore travailler son attitude défensive) et Prospal en cas de difficultés. Et le jeu de puissance est également toujours disponible pour se tirer d’affaires grâce au flair de l’inusable Andreychuk et le jeu au point de Boyle. Boyle qui a d’ailleurs fait une très belle saison, il s’annonce comme un défenseur dominant pour le Lightning. Enfin, la relative homogénéité de cette équipe semble finalement payer sur l’un des seuls points faibles de cette équipe, le penalty-killing, en nette progression sur la fin de saison. Tampa est donc parvenu cette année à combler les espoirs de ses supporters et possède une base solide de jeunes talents pour être en mesure de jouer au hockey au mois de mai pendant quelques années.

Cette année, le manque d’expérience pourrait coûter cher (les jeunes et athlétiques Svitov et Alexeev pourraient former une « checking line » terrifiante mais ils ont encore besoin de temps) et Khabibulin devra assurer derrière une défense qui sera mis à contribution (même si j’aime bien l’addition de Bergevin). Mais que le soleil brille haut et fort à l’horizon dans cette baie de Floride !


4- Philadelphia Flyers:

Jamais 3 sans 4 ?

Trois éliminations consécutives au premier tour des séries, certains fans des Flyers doivent déjà faire des cauchemars à l’idée de l’affiche face aux Leafs… Les Flyers avaient pourtant les moyens de terminer plus haut dans les classements, mais l’appel de l’infirmerie a été trop fort pour beaucoup de joueurs : Williams, Gagne, Leclair, cela fait beaucoup. Pendant les trois quarts de la saison, les Flyers ont donc dû se reposer sur leur solide défense et Roman Cechmanek, toujours impérial en saison régulière.

Mais les retours de Leclair et les arrivées de Kapanen et surtout de Tony Amonte ont changé la donne : les Flyers ont marqué 52 buts lors de leurs 15 dernières sorties, de bon augure pour effacer la disette offensive des derniers play-offs. Le duo Amonte-Roenick se croit revenu à Chicago et Handzus, auteur d’une excellente saison, sera bien entouré avec Recchi et Leclair, 2 joueurs réputés pour leurs performances en séries. De quoi inquiéter beaucoup de défenses, et ce même sans les jeunes Gagne et Williams. La défense des Flyers elle n’est pas inquiétée par grand-chose, notamment avec les renforts de Ragnarsson et Yushkevich.

Mais je ne sais pas, il y a un petit quelque chose qui semble manquer dans la mécanique du coach Ken Hitchcock. Cela pourrait être la faiblesse des équipes spéciales mais je pencherai plutôt sur la capacité du duo Cechmanek-Esche (car en plus, l’empereur Roman souffre de l’aine) à gagner un match de play-offs. Bien sûr si Cechmanek est en forme et a le déclic, les Flyers ont les moyens de rivaliser avec les meilleures équipes de l’Ouest. En attendant et jusqu'à preuve du contraire, l’empereur Roman succombe aux ides de Mars-Avril !

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